Notre vie à Ben S'Rour

Publié le 4 Avril 2009


La compagnie comprends 3 sections. Elle est commandée par le lieutenant MARIEY,  un ancien d'Indochine, crapahuteur dans l'âme, mais qui commence à bedonner. Pour son autorité, il lui faut régulièrement pousser sa gueulante, mais au fond c'est un brave homme

.Lt-Maried-a.jpg    lieutenant Mariey dit familièrement "Nounours" ( photo 1960 à Ben S'Rour)

 

Notre chef de section le Chef Décelas, un Charentais, quelques années de plus que nous ( 26 ans), qui se laisse vivre mais sait se faire respecter. Il défend toujours sa section et se fait donc apprécier de ses hommes !

 

chef Décelas a  Chef de la 2ème section Pierre Décelas


Chaque semaine, un ratissage est organisé dans la région.



Ici pendant la fouille des tentes ; les femmes et les enfants sont rassemblés.





Le 28 septembre 1958, une de nos premières activités fût d'amener le plus possible d' hommes pour le vote du référendum demandé par De Gaulle : " Etes-vous pour la constitution de la 5ème République " OUI ou NON.
Nous partons avec nos GMC et amenons au village le plus d'hommes adultes possibles, d'où le vote massif en Algérie.





Les jours ordinaires, Pour occuper ceux qui ne sont pas de garde ou en protection de la route, le Lieutenant Mariey essaie de récupérer quelques sacs de ciment et nous fait construire les murettes autour du camp. Nous construirons aussi une soute à munitions enterrée, une grande réserve d'eau qui nous servira de piscine, etc...
Le sable nous le récupérons dans le lit d'un oued.


Le jeudi une section était chargée de la garde du marché, nous pouvions ainsi essayer les différents moyens de transport tout terrain.









La construction de la route Bou-Saada vers Tolga : route goudronnée avec construction de ponts à chaque oued traversé demande beaucoup de main d'oeuvre et du gros matériel ; nous sommes chargés de la protection des travaux. La route est souvent coupée la nuit par les FLN, le matériel est saboté, les ponts minés. 



Chaque semaine à tour de rôle une section sur les trois est chargée de prendre poste dans des miradors le long de la route.






A cette garde, l'été il peut y faire très chaud et l'hiver sur le haut du piton l'attente peut être glaciale et bien longue ! la djellaba et le foulard ne sont pas en trop !

 

 

 

 

Autre mission qui nous a été demandée à certaines périodes, celle de monter la garde sur le toit de la gendarmerie : superbe mirador sur tout le village et ses alentours. Cela se traduisait par de longues heures d'ennui, bien solitaire, seul sur ce batiment.

 

 

 

Garde-sur-le-toit-de-la-gendarmerie.jpg

( photo B. Verger )
Bernard verger , de garde sur le toit de la gendarmerie.

 

 


Au début décembre, l'expédition bois était organisée ; nous partions en force à la lisière d'une forêt et tous les bras valides armés de hache remplissaient trois camions de bois pour alimenter nos poêles à bois pour l'hiver : chaque section avait ainsi sa réserve.

Tous les mercredis,il faut aussi aller au P.C. ( Borg de l'Agha ) chercher le courrier ainsi que le ravitaillement qui arrive la-bas par avion : un Nord-Atlas du moins quand la piste est assez sèche. C'est toujours un moment attendu malgré les 2h. de piste : il y a le courrier et même parfois les perms ! cela m'arrivera 2 fois de le prendre.


Une autorité est de passage, vite une sentinelle est envoyée garder l'hélicoptère !

Ou bien c'est un T6 sur la piste d'atterrissage qu'il faut aller garder pendant que le pilote se rend au mess où les officiers l'attendent !


14 juillet, 1er de l 'an ou fin du ramadan, quelques bonnes bouffes essayaient de faire oublier les boites de ration ou les miches de pain de 15 jours !
Ici le méchoui de la SAS.

Autre activité: 3 semaines, détaché avec notre section au point haut dans le Bou Kahil sur un piton pour garder une antenne de transmission pour tout le secteur, RAS ; 3 semaines de ration, pour la ligne, c'est pas mal ! 3 semaines à dormir à la dure et monter la garde ;  3 semaines aussi pour un essai : le temps de laisser pousser un semblant de bouc ! Que ça gratte, quel plaisir de s 'en défaire au retour à la compagnie.


L'amitié, c'est ce qui restera de meilleur pour toute cette période de notre vie. Combien d'heures passées ensemble à discuter, à rire, jouer aux cartes... et aussi à en baver ensemble, s'encourager, se soutenir...combien de bières et de cafés !!!!
L'amitié : il y aurait tellement à dire sur ce sujet !







 

Rédigé par aecobois

Publié dans #Notre vie à Ben S'Rour

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bendiff 17/09/2016 03:13

slt je suis m bendiff et je suis le fils de propriétaire de bordj de l agha oued chair, j'ai plane de photos 2016(Bordj de l'Agha)
alore comment upload photo en ce forum ??
Merci
mon email: jor99jor@gmail.com

Jean-Paul Jessé 11/04/2010 13:15


J'étais aussi à Bordj de l'Agha à la même époque (59/2A). Au printemps 61, le 584ème BT a déménagé à Alger avec armes et bagages. Fini Ben S'rour, fini Bordj de l'Agha, à nous les généraux félons
... J'y ai retrouvé les copains alsaciens de Ben S'Rour pour y crapahuter entre le vieux marché et le jardin d'Essai, en avec particulier Jean-Paul Lehmann et Raymond Lameger.

Cordialement


bendiff 17/09/2016 03:13

slt je suis m bendiff et je suis le fils de propriétaire de bordj de l agha oued chair, j'ai plane de photos 2016(Bordj de l'Agha)
alore comment upload photo en ce forum ??
Merci
mon email: jor99jor@gmail.com

ferraris 24/11/2014 16:45

on se connait peut etre jetais a bou melal et au bordj ensuite a belcourt connu lheman l asacien libere en 1962 ouf!! cordialement robert

audrain gaston 27/02/2010 14:01


mon premier message n'étant pas complet je voulais te dire que sur la photo de tes copains
je crois reconnaitre LAOT qui était transmetteur à Ben Srour j'étais au bordj de
l'agha de 59 à 61. cordialement !


audrain gaston 27/02/2010 13:52


oups ! problème de transmission !! Je disais le correspondant algérien passe t-il vers
bordj de l'agha ou dar el hamada que l'on appelait Oued Chaïr ? cordialement.